17.12.2011
La relocalisation
Bon, on s'y met. Après la délocalisation, la relocalisation!
J'ai beaucoup parlé de la crise des "subprime" et de la responsabilité des banques.
Tout ceci n'est qu'un détonateur. Il faut aussi de la poudre. La poudre... La poudre, la voici!
Un entrepreneur français (ou suisse ou ce que vous voulez en fait) constate que son personnel lui coûte 1000, tandis que le personnel chinois lui coûte 10. Les Chinois sont des gens appliqués, ils sont intelligents et apprennent vite. Donc, on produit à 10, ce qui avant coûtait 1000.
Bon, le travailleur chinois travaille à 10. Vos ordinateurs, vos télévisions, vos i-pads et tous ces trucs électroniques et autres choses voient leurs prix baisser. Depuis 30 ans, je n'ai jamais vu le prix d'une chaîne hi-fi augmenter. Que se passe-t-il?
Le Chinois vit mieux, il travaille! En ce qui vous concerne, vous avez été licencié. Vous êtes trop cher. Mais voilà, c'est vous qui consommez et c'est le Chinois qui produit pas cher.
Qu'importe, vos allocations de chômage sont confortables et vous achetez à crédit. Pas cher. Vous empruntez et vous consommez...
Jusqu'au jour, boum!, où vous n'êtes plus capable de rembourser. Patatras, les banques s'agitent...
Bon, que faire? Je crois que nous avons oublié un élément essentiel: le travailleur est aussi le consommateur. Vous fabriquez une voiture? Vous êtes payé pour la fabriquer? C'est vous qui la conduirez? OK, alors il faudra épargner pour la payer.
Et le Chinois à 10? Et ben, il perd tout. Malheur à lui.
Il faut, au niveau national, travailler et produire ce que vous serez capable de consommer.
Attention, vous en reviendrez aux années '60. Le resserrement du crédit (notamment généré par l'âpreté aux gains des banques qui ont prêté à tout-va) sera tel qu'il n'y aura plus de crédit personnel pour tout et n'importe quoi. Il faudra bosser et épargner pour payer cash un objet.
Et les Chinois? Nus, baisés!
Il faut réapprendre à travailler, à épargner et à acheter quand on a l'argent. Il faut acheter ce que nous produisons et rien de plus. Nous ne serons pas plus malheureux. Ces natels, ces PCs, ces voyages, ces repas au restaurant, toutes ces choses encombrantes, nous n'en avons pas besoin.
Voici le fil actuel de ma réflexion.
F.
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Commentaires
J'ai eu des parents âgés et a fortiori des grands-parents qui faisaient figure d'ancêtres et qui n'ont jamais eu " un sou " de dettes. Pour eux, c'était la honte !
Ils vivaient modestement mais sans se priver et quand ils sont morts avaient quelques économies qu'un membre de la famille s'est empressé de dérober, bien entendu. Ils ont quitté ce monde avant que cette société de consommation se mette en place et ils n'auraient pas supporté de voir cela. Nous avons voulu imiter les américains nous dont la réputation sur le plan de l'esprit était un exemple pour les autres peuples, jadis - il y a très, très longtemps. Grandeur et décadence ! Du temps de la grande Catherine, le français était parlé à la cour de Russie maintenant tout le monde baragouine l'amerlock ! Je crains que nous n'ayons obtenu que ce que nous méritions. Les chinois eux aussi du train où vont les choses courent à leur perte, leur ascension est trop rapide et ils délaissent la philosophie du thé pour le vin ... La remarque peut faire sourire mais elle est lourde de signification. En attendant les bouleversements à venir, bon week-end !
Écrit par : Simone | 16.12.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : François Dejardin | 17.12.2011
Répondre à ce commentaireÉcrit par : simone | 17.12.2011
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